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Le Projet « La Beauté des femmes » est une gigantesque entreprise que Cheryl-Ann a divisée en trois étapes :
Étape 1 - Couler le moule de femmes volontaires
Chaque femme badigeonne son torse dune couche protectrice de vaseline, puis Cheryl-Ann applique plusieurs couches de bandelettes médicales imbibées de plâtre. Le corps de la femme est recouvert du cou à la naissance des hanches. Au bout de 30 minutes, lorsque le plâtre a durci, assez pour résister à un « toc », il se détache simplement du corps. Le plâtre crée un moule négatif de chaque torse.
En plus de la centaine de moules pour l’exposition, plusieurs ont été créés
pour tester les techniques d’argile, et quelques femmes ont acheté un
moule pour elles-mêmes. En tout, le moulage a été répété 125 fois depuis
août 2003. Grâce au don de plâtre de Richard et Gina Cook de Kanata (Ontario)
Canada et aux femmes âgées de 19
et 91 ans, cette étape est maintenant terminée.
Commentaires de l’artiste : « Les premiêres volontaires ont « souffert » alors que je tentais de résoudre les difficultés techniques du moulage. Au début, ça me prenait une heure et les femmes devaient attendre que le plâtre durcisse complêtement avant que j’enlêve le moule. Forte de 125 moules d’expérience, je peux maintenant terminer et retirer un moule en 20 à 30 minutes. »
Étape 2 - Créer les sculptures
Cheryl-Ann remplit chaque moule de plâtre avec de l’argile. Lorsque l’argile sêche et que le moule est retiré, la sculpture qui en ressort est la réplique exacte du corps de la femme, montrant sa beauté physique unique. Des décorations gracieuses sur la surface représentent l’interprétation de l’artiste de la personnalité ou du parcours de la femme, reflêtant sa « beauté intérieure ». Une deuxiême cuisson au four permet de produire la sculpture finale.
Cette étape est la plus longue et la plus difficile, du point de vue technique, et exige énormément de recherche et de développement. Cheryl-Ann consulte d’autres artistes et a recours à sa propre ingéniosité pour résoudre des problêmes : comment éviter les craquelures, comment concevoir des sculptures à accrocher aux murs ou à quel
endroit entreposer plus de 100 moules et sculptures.
Grâce à un don d’argile de Frank Tucker de Tucker’s Pottery Supplies à Richmond Hill (Ontario) Canada, Cheryl-Ann s’attaque maintenant à la création et à la décoration des sculptures. Elle prévoit que cette étape durera au moins quatorze mois.
Commentaires de l’artiste : « J’ai eu beaucoup de mal à décider si j’allais ou non décorer les sculptures. Je ne voulais pas « les rendre plus belles » parce qu’elles n’en avaient pas besoin. J’en ai donc parlé aux femmes pour avoir leur avis sur la question. Toutes ont répliqué que c’est la personnalité qui donne de la beauté au corps physique. C’est pourquoi elles ont pensé que je devais décorer les sculptures. »
Étape 3 - Exposer le Projet « La Beauté des femmes »
Imaginez-vous entourée de 100 sculptures de vraies femmes : mêres, filles, grand’mêres, amies, voisines qui diffusent le message que les femmes, dans toute leur diversité,
sont belles. Cheryl-Ann veut que le Projet « La Beauté des
femmes » fasse le tour du pays dans des galeries publiques et gratuites
provoquant des discussions sur l’image du corps et la confiance en soi. Elle prévoit une premiêre exposition en mars 2006.
Pour que ce rêve devienne réalité, il faut que les sculptures fassent l’objet
d’une documentation exhaustive avec écrits et photographies à l’appui. Lightwisps
de Woodlawn (Ontario) Canada a fait don de photographies professionnelles
du moulage et de certaines sculptures. Toutefois, il faut encore
des fonds pour couvrir les frais de galerie, d’expédition et de déplacement
ainsi que
pour la
publicité et la promotion.
Commentaires de l’artiste : « Mon désir, c’est de voir ensemble les cent sculptures, de préférence disposées en cercle, pour communiquer le message que des femmes belles nous entourent. Je veux que le message soit transmis au plus grand nombre de personnes possible, quel que soit leur âge. De plus, je prévois poser des questions pour qu’elles soient débattues dans le cadre de l’exposition, des questions sur l’image du corps, le rôle des médias et les retombées de ces images de beauté dénaturée sur la société. »
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